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A la poursuite du diamant des Caraïbes

Carthagène des Indes ! Son seul nom évoque tout un univers de galions, de corsaires, rentrant au pays chargés d’or et de diamants … Un nom de romans d’aventures, un nom improbable … Et pourtant Carthagène des Indes existe bel et bien, en Colombie, sur les bords de la mer des Caraïbes. Il n’y a pas que la puissance de son nom qui évoque des batailles anciennes, les coups de canons démâtant les navires ennemis emplis de cruels pirates : quand le voyageur arrive à Carthagène des Indes, qu’il voit les murailles en bord d’océan protégeant la vieille ville dont le cœur historique est naturellement inscrit au Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco, il repense forcément à la comédie d’aventure qui fit connaitre le site au monde entier : à la poursuite du diamant vert. Et il se surprendra à murmurer le nom de la ville comme pour s’assurer qu’il ne rêve pas : carta-réna parce que la ville de Carthagène est un véritable diamant d’architecture, d’art de vivre, de culture, posé au bord de la Mer des Caraïbes …

Les ruelles de Carthagène / Photo : Espaces Andins

Les ruelles de Carthagène / Photo : Espaces Andins

Carthagène des Indes est un diamant ! Ses facettes sont multiples et toutes fascinantes : dans les ruelles de sa vieille ville, on croise des calèches d’autrefois faisant découvrir les façades restaurées à des couples romantiques. Sur les places ensoleillées, des marchés s’installent, proposant aux visiteurs bijoux, artisanats, textiles, produits locaux jusqu’à la célèbre feuille de coca que l’on mâche pour vaincre le mal de l’altitude quand on part à la découverte des cordillères andines de Colombie (elles sont trois, l’orientale, la centrale et l’occidentale, qui se rejoindront avant de poursuivre jusqu’en Patagonie pour n’être plus que « la » cordillère des Andes). Dans les tunnels qui percent la muraille, de loin en loin, des orchestres s’installent, jour et nuit, rassemblant une foule bon enfant et amicale, même si il est recommandé de faire attention aux pickpockets qui savent l’étourdissement qui peut saisir le touriste ne sachant plus où donner de la tête. Dans les restaurants, la gastronomie est à l’honneur ; le service à la fois professionnel et empressé, souriant et détendu comme on sait l’être en Amérique Latine où dans les Caraïbes.

Photo : Espaces Andins

Photo : Espaces Andins

L’architecture locale de Carthagène est à elle seule un bijou : elle accompagne le voyageur dans un parcours qui lui fait remonter le temps ; les façades colorées dégagent une atmosphère d’ailleurs hispanique, les portes en bois agrémentées de heurtoirs qui sont de véritables œuvres d’art, les fleurs qui s’épanouissent dans certaines rues ou dans les patios des hôtels comme celui très haut de gamme d’une chaîne française, tout ici participe à une ambiance unique au monde. Les boutiques, où l’on trouve côte à côte des émeraudes de Colombie, de l’artisanat, des habits de luxe, jouxtent de petits supermarchés où l’on trouve les fabuleux fruits du pays. On en oublie totalement que la population de Carthagène des Indes dépasse le million d’habitants.

Architecture de Carthagène

Architecture de Carthagène

Le touriste prendra son temps ; il doit prendre son temps… se laisser caresser par le soleil – attention, au bord de l’Océan, il est redoutable et masqué par la brise …- suivre le vol d’un pélican, retrouver l’endroit où M. Douglas tenta de retenir le crocodile qui avait avalé son diamant, flâner au hasard des rues, s’attarder devant les statues modernes ou anciennes des places d’autrefois  … En suivant la route intérieure qui longe les murailles, il passera devant une grande maison bien à l’abri derrière un mur élevé : celle de Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature en 1982, qui s’est laissé envouter par Carthagène des Indes au point que son corps y fut transféré à sa mort.

Maison de Gabriel Garcia Marques

Surplombant la ville, l’ensemble religieux de la Popa – appelé aussi le couvent de la Candelaria – mérite une visite pour pouvoir embrasser le paysage urbain et portuaire qui s’étend à ses pieds, et revivre dans une agréable fraîcheur le quotidien des religieux venus en Amérique du Sud. Dans le fouillis de maisons, de ponts, de rues, qui enserre la vieille ville, le visiteur tentera de repérer les écoles construites et financées par une gloire locale unanimement respectée et admirée, y compris de son temps par Gabriel Garcia Marquez : la chanteuse Shakira.

Convento de la popa à Carthagène / Photo : Espaces Andins

Convento de la popa à Carthagène / Photo : Espaces Andins

 

Ville chère – les célébrités s’y pressent, au-delà de Shakira, de Bill Clinton à une pléiade d’acteurs célèbres – où l’immobilier atteint des prix vertigineux tant l’exotisme, le charme et la douceur de vivre suscitent l’envie de rester, ville culturelle, ville commerçante, ville aux facettes multiples, Carthagène des Indes ne peut laisser indifférent. Ce n’est pas tout à fait la Colombie véritable, mais la Colombie ne serait pas ce qu’elle est sans Carthagène ; terminer son voyage-découverte en Colombie par cette parenthèse de luxe, d’histoire, d’art, de gastronomie reste incontournable ! Même sur un voyage court (la Colombie est vaste) qui se concentrerait sur le centre et la côte caraïbéenne comme http://espaces-andins.com/voyage/le-centre-et-la-cote-caribeenne/ le voyageur se rendra compte à quel point Carthagène des Indes diffère de tout le reste de la Colombie tout en en faisant pleinement partie de façon indissociable. Comme un beau diamant au centre d’une parure …

André