Une étape dans la zone du café en Colombie : la Vallée de Cocora

18.07.18 | 0 commentaires

Nous revoici pour partager avec vous la suite de notre aventure colombienne. Rappelez-vous,  nous avons quitté Medellín pour rejoindre la zone café… A ne pas râter lors de votre séjour colombien la Vallée de Cocora et ses paysages impressionnants ! Laissez-vous embarquer pour cette belle découverte.

A la découverte de la finca

9 longues heures passées sur cet interminable ruban qui serpente au milieu des montagnes assaillies par une végétation luxuriante.    Les derniers kilomètres à travers une immense bananeraie nous ont conduites dans une finca (exploitation de café) où nous nous installons jusqu’au lendemain matin.

Photo : Lydie

Dans la nuit silencieuse et étoilée, le miroir turquoise de la piscine contraste avec cette ancienne et traditionnelle bâtisse dont tout le charme et l’atmosphère d’antan ont été conservés.    Nous sommes accueillies par Yolanda, la maîtresse des lieux, comme des amis tant attendus. Sa gentillesse, son sourire, sa spontanéité contribuent à cette impression de l’avoir toujours connue et de retrouver un lieu familier.  Elle nous conduit à nos chambres aux plafonds très hauts et planchers grinçants dont les fenêtres donnent sur la piscine.    Le temps de s’approprier les lieux et nous rejoignons une famille espagnole qui est déjà à l’heure de l’apéritif, sous un auvent au bord du miroir turquoise.  Sur la table un grand panier de fruits en cadeau de bienvenue et Yolanda nous réapparaît pour nous faire découvrir son café… celui de la finca. Un des meilleurs cafés, voire le meilleur, qu’il nous sera donné de déguster au cours de notre voyage.Le dialogue s’installe …. en espagnol, il n’y a plus de frontières ! Après cet apéritif original, Yolanda nous invite à rejoindre la salle à manger ; nous nous sentons comme à la maison. Yolanda va et vient tout en couvrant la table de plats aussi appétissants que délicieux.  Cette chaleureuse convivialité pourrait être celle de notre mère ou d’une tante chère.   Après ce copieux repas, nous nous décidons pour une marche digestive. La famille espagnole nous emboîte le pas et même Yolanda nous accompagne.  Sous la voûte céleste, la nuit chaude s’emplit de tous les chants nocturnes en écho à nos conversations. Nous progressons sur le chemin sablonneux bordé par les bananiers, une façon aussi d’aller à la rencontre d’un sommeil bien mérité.  Le soleil s’est levé sur la finca et avec lui tous les oiseaux !   Le petit-déjeuner de Yolanda est un agréable préambule à cette nouvelle journée qui a déjà commencé dans la finca.   Les hommes qui y travaillent nourrissent les chevaux ou s’en vont les entraîner pour marcher à un pas très élégant mais ô combien difficile !

Comme la veille au soir, nous partons pour une promenade qui nous dévoile enfin notre environnement.    Nous  découvrons sous les bananiers, dont les régimes sont enveloppés de plastiques pour les protéger des insectes,  les caféiers de Yolanda ! Leurs cerises se chargeront, à maturité, de toute la saveur des bananiers qui les auront protégés des rayons trop ardents du soleil.    La plantation est le refuge des oiseaux aux couleurs colombiennes ….. jaunes , rouges, verts !

Photo : Lydie

Le jardin botanique de Calarca et la vallée du Cocora

Bientôt nous prenons congé de Yolanda pour aller visiter le jardin botanique de Calarca avant de rejoindre, pour nous y installer, le village de Salento.  Ici les maisons aux balcons de bois fleuris arborent des couleurs chatoyantes qui font tout le charme de ce village pittoresque. De l’accueillante place carrée, partent les rues qui nous invitent à musarder tout en appréciant les façades des échoppes et restaurants.

Photo : Lydie

Le lendemain matin, nous partons pour la vallée de Cocora, « l’étoile d’eau » en langue indigène.  En effet, cette vallée est la plus importante source d’eau du département de Quindo. Les paysages que nous découvrons sont verdoyants, traversés par la rivière Quindío. La vallée de Cocora est le sanctuaire des palmiers à cire, arbre emblématique de la Colombie. Nous empruntons un chemin sinueux qui nous laisse découvrir peu à peu un paysage de douces et vertes collines d’où s’élancent ces « gratte ciels » végétaux dont les palmes culminent à 60 m !

Photo : Lydie

Mais ces géants sont en sursis. En effet devant l’immensité verte qui tapisse ces collines, on a peine à croire que le palmier a cire est en voie de disparition. Bien avant que des paysans ne viennent s’installer ici, ces collines étaient recouvertes d’une forêt dense qui constituaient un abri et une pouponnière pour les palmiers à cire.   Elle les protégeait du vent et son sol était le berceau des graines qui une fois tombées pouvaient germer. Le palmier à cire croît d’1 cm par an. Les palmes poussent les 1ères puis le tronc.  La canopée offre alors l’ombre et l’humidité indispensables à sa croissance.   Les indigènes respectaient ces géants et ne montaient à leur cime que pour prélever la poudre de cire dont les troncs étaient enduits afin de confectionner une huile dont ils s’enduisaient le corps ou pour fabriquer des bougies.  Quand ils arrivèrent, les paysans se mirent à déforester pour fabriquer des maisons, des ponts, des clôtures pour contenir leurs troupeaux de vaches que les conquistadors avaient embarquées sur leurs bateaux.   Pour les nourrir ils semèrent du pâturage mais cet épais tapis, au fil du temps, empêcha les graines de palmiers de s’ancrer dans la terre et de germer.

Photo : Lydie

Aujourd’hui il semble qu’il y ait une volonté de replanter des palmiers à cire dans les parcs régionaux ; c’est ce que nous expliquera notre guide, dans le sanctuaire de la faune et de la flore d’Otun Quimbaya.    Mais ceci est une autre expérience que nous vous invitons à découvrir très vite sur notre blog.

Lydie

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